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4 astuces pour rebondir après un échec professionnel

#peur de l echec

Dans cet article je te propose de désacraliser l'échec, la défaite, le revers, l'insuccès...Surtout quand il s'inscrit dans un cadre professionnel !
Voyons comment réussir à tourner ces échecs en force.


Le droit de se tromper

Pourquoi il n'est pas grave de se tromper

Qui ne fait rien ne risque rien

Tu as pris des risques.

Tu as essayé.

L'important c'est d'apprendre.

Tu as connu ou connais l'échec, l'omerta en découlant voire pire : la honte. Non pas que tu aies honte de tes accomplissements mais plutôt honte de devoir expliquer aux autres pourquoi ça n'a pas marché alors que tu y croyais.

Tu n'as pas vraiment envie de réécouter le son du violon qui te somme de te ranger, de comprendre la leçon et d'arrêter avec cette originalité débordante. La sécurité avant tout !



"J'ai rien à perdre. On ne meurt pas d'humiliation on ne meurt de rien à part de la mort." Marion Séclin dans Nouvelle Ecole



On a tous peur de l'échec, on est tous tenté de passer certaines déconvenues professionnelles sous silence (ni vu ni connu : ça passera inaperçu ! ).

J'ai beaucoup apprécié et adhéré à cette phrase de Marion Séclin : "J'ai rien à perdre. On ne meurt pas d'humiliation on ne meurt de rien à part de la mort."

Au pire tu as un peu honte. Je te rassure :  demain personne ne s'en souviendra.

Quand j'ai décidé de lancer mon blog, j'ai hésité à mettre ma photo, dire qui j'étais. J'avais peur d'avoir honte (tout un programme!). Risible, n'est-ce-pas ?
Puis je me suis rendue compte que tout le monde s'en fichait en fait !

Encore une fois : selon le plus pessimiste des scenarii : qu'est-ce-qu'il se passerait ? Personne ne me lirait, et ensuite ? Au moins je me serais exprimée.

Et ça c'est chouette.


Pouce. Un instant s'il vous plaît

Ma question est la suivante : pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Qu'y-a-t-il de grave ou de mal à essayer, à tenter, à expérimenter ?

Le pire est de ne rien faire s'accorde-t-on tous à dire. Pourquoi alors ne sommes-nous pas à l'aise pour, au contraire, affirmer nos déroutes et expliciter ce qu'elles nous ont appris ?

Tout d'abord : qu'est-ce qu'un échec ? Je dirai que ce sont des circonstances que tu vis comme tel. 

Un même élément factuel ne sera pas vécu pareil par deux personnes différentes, ce qui compte c'est ton ressenti à toi.

Très basiquement je définirais un échec de la sorte : tu as tout fait pour que quelque chose arrive, cela n'arrive pas, c'est la
fin d'un cycle.


Pourquoi c'est important d'avoir des échecs ?

Si tu réussis tout c'est que tu n'essaies rien. Donc relax. Bien au contraire, échouer montre que tu t'es mis en difficulté et que tu as des aspirations, une volonté de te dépasser.

Car l'envie c'est la vie. Sans cette fougue tu serais un robot ô combien ennuyeux.

Ne te compare pas aux autres : tu as peut-être l'impression que Marc-Antoine ou Marie-Marguerite n'ont pas de casseroles à leur actif.

Laisse-moi te dire que : 

  1. C'est sûrement faux

  2. Des fours pour les uns n'en sont pas forcément pour les autres et vice-versa

  3. On avait dit que pour être heureux il ne fallait pas se comparer ;). Tu te compares d'ailleurs souvent à mieux que toi, me trompe-je ?


Le plus important est de se dire que l'échec n'est pas le point final, bien au contraire.





1)Remonter en selle tout de suite

Tu tombes, ça pique et c'est normal. C'est aussi le meilleur moment pour te jeter à l'eau à nouveau.

Si tu commences à tout analyser et à refaire l'histoire à l'envers, tu risques l'inaction (l'encéphalogramme plat). Et ça c'est dramatique.

Je ne dis pas qu'il faut à tout prix se relancer dans le même projet à corps perdu sans tirer les leçons de ton revers, je dis juste qu'il vaut mieux te replonger tout de suite dans quelque chose plutôt que de rester immobile.


Aller de l'avant
en somme.

Si tu as échoué dans un domaine qui touche à tes passions cela devrait te consumer et replonger dedans sera finalement une délivrance plus qu'un effort.




Ma question est la suivante : pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Qu'y-a-t-il de grave ou de mal à essayer, à tenter, à expérimenter ?




2) Te connaître toi-même

Une fois le choc et la déception passés, tu peux faire un bilan.

Pourquoi la situation a-t-elle pris cette forme ?

As-tu fait tout ce qui était en ton possible pour mener à bien ta barque ?

  • Si oui, aucun regret.

  • Si non, c'est une note pour la suite. 


Tu apprends également à définir tes limites : ce que tu veux et ce que tu ne veux plus (Merci la vie j'ai compris, je ne prendrai plus de rab).

Ce qui te sera très utile pour ton nouvel élan, quel qu'il soit.

Je parle régulièrement de ma to do list et de ma not to do list, la non-réalisation de quelque chose que tu souhaitais est le moment parfait pour actualiser ces 2 listes.

Par exemple :

  • J'ai ajouté dans ma not to do list, quand j'ai démissionné, le fait de ne plus jamais travailler au sein d'une entreprise ou organisation où mes valeurs étaient en dissonance avec celles véhiculées par ladite société (que ce soit en interne ou en externe).

  • Dans ma to do list j'ai inscrit le fait que je voulais un aspect créatif dans mon travail ainsi qu'une plus grande liberté à tous les niveaux.


3)Avais-tu la flamme intérieure ?

Voulais-tu réussir plus que tout ?

Si tu as fait tout ce qui était en ton possible, la réponse est sûrement oui.

Croyais-tu vraiment à ton projet ou entre nous y croyais-tu mollement ?

C'est souvent ce paramètre qui fait toute la différence et qui te permet d'avoir de la ressource et d'exprimer ta créativité.

Si tu es focus et que tu as la certitude que tu vas réussir, d'une manière ou d'une autre, tu as tendance à créer des solutions inattendues, qui te ressemblent, et à force de ténacité alors tes efforts ont plus de probabilité d'être récompensés.


Par exemple : 

  • J'avais la flamme intérieure quand je suis partie chercher un travail au Brésil, je me sentais portée par une force extérieure. 

  • Je manquais de flamme intérieure quand je travaillais dans l'investissement des startups et ensuite dans le marketing digital: je ne croyais plus à ce que je faisais, ce qui m'a poussée à arrêter dans les deux cas.


4) Pivoter ou continuer : analyser les raisons de cet échec

Les raisons de cet échec sont-elles exogènes ou endogènes ?

Si elles te paraissent en dehors de ton contrôle, aurais-tu pu pu faire quelque chose qui t'aurait permis de contourner ces contraintes ?

Si non, peut-être que le postulat de départ sur lequel tu t'es appuyé n'était pas le bon.

Pour illustrer cela : 

  • J'ai continué quand : après avoir essuyé maints refus d'embauche au Brésil j'ai décidé de continuer ma recherche d'emploi. J'ai mis 5 mois au total avant de revenir en France attendre mon visa

  • J'ai pivoté quand : après avoir eu moult jobs différents en répétant le même schéma (truffé d'échecs!) je décidai enfin de changer les règles du jeu de ma vie professionnelle. Notons que cet arbitrage est intervenu 8 ans après mon entrée dans le monde professionnel ;)



Et toi, t'est-il arrivé d'échouer et de tirer des leçons constructives pour la suite ? Dis-le moi en commentaires !



Sources et ressources sur le sujet :